Le long des golfes… pas très clairs - I

 


 


    Ici commence une série consacrée au traitement journalistique de la pandémie du Covid-19. Mediapart, site dʼinformation indépendant, abrité sous une fondation, et qui nʼaccepte pas de publicités commerciales, avait tous les moyens de traiter le sujet avec la rigueur et le sérieux nécessaires. On en est très loin. Censurant Laurent Mucchielli et le Conseil scientifique indépendant pour un article de blog1 établissant, à partir des seuls chiffres officiels des autorités françaises, « une mortalité inédite de la vaccination contre le Covid », le site a également censuré un article, « Corrélation et Bavardagealité »2, qui, sous ma plume, établissait les innombrables et invraisemblables erreurs commises dans lʼappréciation et la compréhension de ce quʼest un fichier de pharmacovigilance. Cette crise aura donc peut-être été pour moi aussi celle dʼune révélation que, si le « monde du journalisme » ne pouvait certes pas être entièrement corrompu comme certains idéologues, et pas les plus fréquentables, aiment à le dépeindre, une coopération synergique assez globale dans la production de fake news pouvait être à lʼordre du jour.

    Je ne crois pas une seconde que qui que ce soit à Mediapart ait touché trois centimes de qui que ce soit dans cette crise. Cʼest donc bien un naufrage, sinon volontaire, en tout cas parfaitement libre et, aujourdʼhui, forcené.

    Je ne me départirai pas de mon sens critique vis-à-vis de Mediapart et dʼautres sites ou organes de presse qui suivront dans cette série, mais il faut se rendre à lʼévidence quʼil nʼy a plus lieu dʼespérer une possibilité de dialogue avec ces journalistes à qui, plutôt que de reprocher de sʼêtre trompés, on reprochera dʼavoir quasi systématiquement violé toutes les lois les plus élémentaires du journalisme.



Ier épisode -

É ké sapellerio, Pascariello

La science du lance-flammes de Pascale Pascariello



    Publié le 20 avril 2020, lʼarticle de Pascale Pascariello, Chloroquine: pourquoi le passé de Didier Raoult joue contre lui, fait un peu moins de 24 000 signes et se compose de trois parties. Une première fait état de deux rapports confidentiels « instruits en janvier 2017 par la Haut Conseil de lʼévaluation de la recherche et de lʼenseignement supérieur » (HECERS) quʼa pu consulter lʼauteur et qui sont présentés comme à charge contre le professeur Raoult. La seconde, la plus longue, fait état de témoignages anonymes de doctorants, de chercheurs et dʼune évaluatrice (également anonyme !), qui témoignent eux aussi exclusivement à charge contre le professeur marseillais. Enfin, la troisième traite de ce que la rédactrice appelle elle-même « les financements opaques » de lʼIHU Méditerranée-Infections.

    Avant dʼaller plus loin dans lʼexamen de cet article, il convient de sʼarrêter un instant sur son titre : Chloroquine: pourquoi le passé de Didier Raoult joue contre lui. La forme du titre avec deux points correspond à un journalisme de guide pratique énonçant une question à laquelle lʼarticle va répondre de façon aussi peu polémique que possible. Si dans les faits, cette forme sʼemploie dans nombre dʼautres types dʼarticle, elle se singularise ici en ce que les deux membres de la proposition nʼont rien à voir lʼun avec lʼautre. Lʼefficacité de la chloroquine dans le traitement précoce du Covid est une question scientifique, le passé du professeur Didier Raoult en est une tout autre. Quand bien même le micro-biologiste serait demain matin condamné à toutes les peines de prison disponibles dans le code pénal, cela ne diminuerait en rien l’efficacité de son traitement. Ici on assiste à une emprise du people sur le journalisme qui non seulement pose problème, mais sʼavère fièrement revendiquée.

    La première phrase du premier paragraphe introductif sʼouvre sur une énormité qui signe lʼignorance quasi militante de Pascale Pascariello : « Il est impossible de savoir si le traitement à la chloroquine permettra un jour dʼabattre le Covid-19. » Si on a vu une certain nombre dʼexperts auto-proclamés se ridiculiser dans des assertions les plus fantaisistes quant au futur épidémiologique de cette pandémie, lʼauteur nous informe ici sur des bases quʼelle ne juge pas utile de développer plus avant, quʼon ne saura jamais si la chloroquine marche ! Et, au fond, cela ne fait que confirmer la légèreté du titre qui nous indiquait pourquoi le passé de DR jouait contre lui. Ici on nʼest plus dans la science pas plus quʼon est dans le journalisme, on est dans un jeu ! Qui plus est, cette affirmation sera violemment démentie par Pascale Pascariello elle-même dans son article du 22 octobre 2021: IHU de Marseille : les ravages d’une expérimentation sauvage contre la tuberculose3 dont la phrase dʼouverture, cinglante, explique : « La crise du Covid a révélé comment le professeur Didier Raoult pouvait s’affranchir des règles de méthodologie scientifique et d’éthique, en prescrivant comme traitement l’hydroxychloroquine, dont l’inefficacité a depuis été prouvée. » Au-delà du fait que lʼauteur accuse faussement le professeur de sʼaffranchir de règles « de méthodologie scientifique et d’éthique » dont manifestement elle ignore tout, il est notable que lʼaffaire de la chloroquine a été tranchée sans que Mediapart, qui, pourtant, n'a pas manqué de noter « la rage » qui sʼétait emparée des esprits, nʼait jugé utile de nous informer sur quelles bases scientifiques ils fondaient cette opinion. Cʼest que, sans même supposer que Mediapart se soit volontairement mis au service dʼune cause bigpharmiste, on a noté un processus rigoureusement similaire dans le cas de lʼivermectine. Un premier temps où on appelle à la prudence et à suspendre toute conclusion en critiquant la méthodologie des études qui attestent de son efficacité, puis un second, dans lequel, sans aucune justification scientifique, on va considérer lʼaffaire classée en défaveur de la molécule. Pour information: le 24 septembre 2021, le professeur Didier Raoult a publié une étude observationelle4 portant sur 10 429 patients non-sélectionnés parmi lesquels 16 sont décédés (aucun de moins de 60 ans) et dont 13 avait un tableau clinique suffisamment lourd pour avoir une espérance de vie inférieure ou égale à un an. Au 27 octobre 2021, lʼhydroxychloroquine est incluse avec l'azithromycine, le zinc, les vitamines C et D ainsi que des anticoagulants en préventif, dans le Protocole national thérapeutique en traitement du Covid du ministère de la Santé du Maroc5, qui, perfidement, précise en petits caractères: « pas de bilan biologique ou dʼélectro-cardiogramme recommandé ».
   
Le 3
e et 4e paragraphes indiquent que lʼIHU a perdu en janvier 2018 les labels du CNRS et de lʼInserm, suite à deux rapports confidentiels que « Mediapart a pu consulter », et qui « dressent un bilan sans concession de lʼUrmite, le fameux laboratoire du professeur Raoult .../... scindé depuis en deux unités, Mephi et Vitrome ». Puis au 5e, il est dit que, « selon les évaluateurs, faute d’analyse épidémiologique, de vérifications et de recherches approfondies, le travail de certaines équipes de son unité n’apporte pas de "bénéfice scientifique" ». Donc le bilan « sans concession » sʼappuie sur un constat non répertorié puisque Pascale Pascariello ne cite le rapport que dans sa conclusion, selon laquelle certaines équipes sont fautives. Évidemment, présenté comme tel, ce bilan a tout dʼun jugement à lʼemporte-pièce quʼon hésiterait à adresser à des étudiants de première année. Mais il faut attendre le 6e paragraphe pour entrer dans le vif du sujet à savoir la propension, selon le rapport, de lʼunité Mephi à donner la priorité au « "volume de publications plutôt quʼà leur qualité" ». Et Pascale Pascariello dʼajouter : « si l’unité du professeur Raoult a été à l’origine de plus de 2 000 publications entre 2011 et 2016, "seules 4 % d’entre elles l’étaient dans des revues de haut impact international", précisent-ils ». Bon, à ce niveau, je me dois de préciser que nʼétant ni médecin, ni pharmacien, ni micro-biologiste, je ne prétends guère faire autorité en matière de recherche médicale, mais 4% de 2 000 faisant 80, je me dois de me demander si 80 études publiées sur six années dʼexercice, soit 13,33 par an, dans des « revues de haut impact international » ne pourraient pas, éventuellement, être considérées comme un signe dʼexcellence ? Mais on y reviendra sur le fond.

    Dans la même veine, le paragraphe 7 accable le laboratoire marseillais qui, « "par manque dʼexpertise dans les domaines clefs" en particulier "en épidémiologie" produit, selon Pascale Pascariello, citant et brodant sur le rapport, des essais cliniques mal conduits et des études biostatistiques approximatives. En résumé, les découvertes ne donnent lieu à aucune recherche approfondie permettant de connaître par exemple les effets d’un virus sur le corps humain. » En résumé du résumé de la rédactrice, LʼIHU fait donc des études superficielles qui ne portent pas sur les effets des virus sur les héros de manga, les droïdes et le Dr Laurent Alexandre.

    Le paragraphe 8 nous prévient contre la « "compilation de nouvelles bactéries" comme "on collectionne les timbres" », deuxième édition, qui devient donc un marronnier, et les paragraphes 9, 10 et 11 nous alertent sur lʼétat « dʼisolement » des équipes de lʼIHU et du professeur Raoult, dont « lʼopposition systématique à la communauté scientifique .../... a pour conséquence une moindre qualité des recherches. », le tout évidemment sans aucun élément qui puisse minorer dʼun chouïa le péremptoire des telles assertions. Quel isolement, quelle opposition systématique, à quelle communauté scientifique?

    Les paragraphes 12 et 13 clôturent la première partie en expliquant que le laboratoire Vitrome « répond davantage à une logique [que le rapport qualifie de plus] "productiviste" que scientifique », troisième édition, donc.

    Donc si on sʼen tient aux faits, le travail de lʼIHU est critiqué par des confrères comme mettant lʼaccent sur la recherche de pathogènes en trop grand nombre. La quantité plutôt que la qualité. Je nʼai pas les compétences cliniques pour apprécier la valeur de ce reproche, mais si cela me semble, a priori, une interrogation tout à fait recevable, on pourrait, pour le moins, soulever une logique inverse : à quel titre un laboratoire qui ne travaillerait quʼà empiler de nouveaux pathogènes pourrait ne pas avoir dʼintérêt pour la science ? De plus, on pourrait sʼinterroger sur la réaction quʼauraient les membres de la rédaction de Mediapart si une autorité administrative indépendante venait remettre en cause leur travail par des critiques, certaines peut-être recevables, dʼautres plus biaisées. Imaginons un instant que la dite enquête fut menée par M. Pascal Praud ? Car il y quand même une information qui fait défaut dans cet exposé : les deux rapports sont-ils exempts de tout point positif ou bien Pascale Pascariello les a-t-elle oubliés ?

    La seconde partie se veut faire dans lʼhumain, qui, en lʼoccurrence va témoigner exclusivement anonymement. Paul donc, qui nʼest pas Paul, mais ingénieur, reproche au professeur de faire du chiffre dans ses recherches de nouveaux pathogènes (4e édition). Rien de nouveau donc, mais il y ajoute un reproche connexe et induit, la chasse aux Sigaps. Les Sigaps sont un système dʼattribution de points en fonction des articles publiés, et de leurs citations par dʼautres articles, dans des revues dont le prestige démultiplie également les points obtenus. Cʼest là-dessus quʼune partie du budget de lʼIHU est abondé et il serait injuste de reprocher au professeur Raoult de marcher dans le système. Mais ce qui relève de la malhonnêteté de la part de Pascale Pariello qui nʼen fait aucunement mention, cʼest que la chasse aux Sigaps nʼest absolument pas une tare de lʼIHU. Cʼest même la tare du monde scientifique la mieux partagée, y compris par ses adversaires de lʼAP-HP.

    Puis cʼest un rapport du CHSCT qui note quelques méfaits comme des laborantins travaillant « sous une hotte défectueuse » ou « dans des laboratoires non-réglementaires. » À quoi Pascale Pascariello ajoute : « Outre ces mises en danger, plusieurs ingénieurs font part de menaces et de leur peur de représailles s’ils venaient à parler. "Certains se sentent comme des pions" », conclut-elle en omettant que le climat de terreur dont elle fait état est une chose bien différente du fait de se sentir comme un pion. Enfin, parmi sept témoignages anonymes mais authentifiés, un salarié dénonce « la falsification de résultats dʼexpérience à la demande dʼun chercheur » alors quʼun autre met en cause rien de moins que « la rigueur scientifique lors de lʼobtention de certains résultats ». LʼInstitut hospitalo-universitaire a 800 salariés, dont un tiers de chercheurs.

    Lui succède le témoignage de Mathieu, un doctorant qui sʼestime avoir été maltraité par le professeur Raoult. Puis celui dʼAntoine, aujourdʼhui chercheur à lʼInserm qui, pour une fois, est parfaitement neutre dans ce débat, affirmant dʼailleurs en préambule ne pas vouloir « prendre parti dans la polémique "regrettable sur la chloroquine" : "Que ce traitement soit bon ou pas, il aurait fallu prendre plus de précautions pour l’annoncer, aucun essai clinique ne permettant à ce jour de se prononcer sur son efficacité." » « L’annonce précipitée du professeur sur ce médicament n’a guère étonné ce chercheur, subjectivise Pascale Pascariello, "il veut toujours être le premier et qu’on parle de lui. Ce qui l’amène à aller vite mais c’est parfois critiquable sur la rigueur de la méthode scientifique", explique-t-il. »

    Enfin, la seconde partie se conclut sur le témoignage de Dominique, professeur, et ancienne directrice dʼunité à lʼInserm, mais qui, elle aussi vit sous la crainte du professeur terroriste, puisquʼelle témoigne sans dévoiler son identité alors qu'il est probable qu'à la minute où l'article était publié, chacun, à l'IHU, avait deviné de qui il s'agissait. Dominique commence pourtant par une déclaration fracassante: « Cette question sur des résultats biaisés n’est pas propre au laboratoire6 de Didier Raoult mais ce n’est pas admissible que ce soit tu. » Après quoi elle note des « pressions sur des étudiants étrangers, les plus précaires » sans nous laisser entendre en quoi ces pressions pourraient consister, des témoignages de « résultats arrangés » et reproche finalement, à son tour, à Didier Raoult de faire du chiffre dans… la chasse aux Sigaps (5e édition).


    La troisième partie de ce portrait du professeur Raoult prétend sʼintéresser au financement de lʼIHU à travers une mise en concordance des déclarations dʼintérêt de lʼIHU avec celle des entreprises pharmaceutiques avec les quelles il travaille. Car il se trouve que, comme probablement 95% des professeurs de médecine de France, le professeur Raoult ne semble pas exactement à jour de toutes ses déclarations. Ce nʼest évidemment rien dʼextraordinaire, mais cela va suffire à contenter Pascale Pascariello. La rédactrice va alors égrener des chiffres qui attestent quʼelle nʼa pas eu de réponse à toutes les questions quʼelle se posait, révélant ce quʼelle qualifie de « dissonances ».

    La première « dissonance » que note la journaliste concerne 715 077 € de « dons de fonctionnement », de « convention » et de « partenariat » déclarés par le laboratoire Mérieux7. « Nous avons demandé des précisions, notamment sur les "rémunérations" d’un montant de 165 000 euros. Producteur de tests de dépistage du Covid-19, Mérieux assure qu’"il n’y a eu aucune collaboration dans [ce] domaine" avec l’IHU. » Un mystère est révélé.

    « Le laboratoire explique qu’"en tant que cofondateur et dans le cadre d’une convention de partenariat", l’Institut Mérieux s’est engagé à des dons de 125 000 € par an, pour la période allant de 2012 à 2015, et de 25 000 € par an pour celle de 2016 à 2021. Il s’agit de dons et en aucun cas de rémunérations" ». Le soupçon enfle. « Tandis que c’est sa filiale, le laboratoire Mérieux, qui entre 2012 et 2014 a versé 165 000 euros "pour mener, il y a quelques années une collaboration avec l’IHU dans le domaine de la tuberculose". Ces versements étaient destinés, selon Mérieux, à prendre en charge" des frais de thèse d’un doctorant de la fondation principalement affecté aux activités de recherche d’un programme dirigé par le professeur Raoult sur la tuberculose". Ni l’intitulé de la thèse, ni son auteur ne nous ont été communiqués. » C'est la présidente de la fondation Méditerranée infection, Yolande Obadia, qui expliquera : « [Nous sommes] tenus par une clause de confidentialité stricte sur l’ensemble des contrats que nous signons avec les industriels. »

    On peut donc, pour résoudre cette énigme insoutenable, conclure raisonnablement que, après sʼêtre à tort adressée à lʼInstitut Mérieux, la holding familiale, propriétaire, selon Wikipédia, de BioMérieux à 59%; Transgene à 60%; Mérieux NutriSciences à 69%; Mérieux Développement à 100% (qui détient 60% de Mérieux Equity Partners) et ABL, Inc à 100%, et quʼelle a donc confondu avec ce qu'elle désigne par le « Laboratoire Mérieux », « sa filiale », dont la qualité, le statut juridique et la réalité nous échappent, lʼauteur a identifié un financement de thèse à propos duquel… la directrice de la Fondation Infection-Méditerranée ne lui apportera pas de réponse.

    La deuxième dissonance concerne un versement de 50 000€ de Sanofi à la fondation de lʼIHU, qui en corrige le montant à 150 000 €, « sans plus de commentaires ni d’explications concernant la déclaration officielle initiale de 50 000 euros faite sur le site du ministère de la Santé. »

    La troisième dissonance relève les 144 000 € versés par laboratoire de santé animale Ceva, dont Pascale Pascariello nous indique, sans plus de précision, quʼelle « travaille aujourdʼhui sur le Covid-19 » et à propos desquels, la directrice de la Fondation IHU explique quʼils sont lʼobjet dʼun partenariat sous clause de confidentialité.

    Arrivé à ce stade de confusion et dʼamalgames sous vide, il convient de remettre les choses en perspective. Dʼune part contre cette tendance quʼon voit désormais apparaître dans le journalisme et qui consisterait à considérer que lʼenquête en elle-même serait de lʼinformation. Car, si dans certains cas, comme Brice Perrier8, où la difficulté et les nombreux obstacles opposés à la recherche légitime dʼinformations sont tels que le récit de lʼenquête fait partie de sa contextualisation et produit des faits significatifs, dans le cas présent, cela ne revient quʼà jeter des soupçons gratuits qui, comme pour la pharmacovigilance des vaccins, reviennent à renverser la charge de la preuve. Ici, la seule information disponible est quʼil nʼy a rien à signaler sur le financement de lʼIHU !

    Dʼautres parts en ce que les conflits dʼintérêts sont ce quʼon appelle en termes plus crus de la corruption systémique. Accuser le professeur Raoult ou un autre, de recevoir des financements de lʼindustrie pharmaceutique alors que, non seulement, pas une des prises de position quʼil a adoptées ne peut servir les intérêts de cette industrie, mais, dans le cas des traitements précoces du Covid, ces positions, si elles avaient débouché sur une Recommandation temporaire dʼutilisation (RTU) pour lʼhydroxychloroquine, auraient, rien quʼen France, coûté des milliards dʼeuros de bénéfices à lʼindustrie pharmaceutique, relève de lʼimposture.


    Si, au terme de lʼexamen de ces pratiquement seize feuillets, pas un élément positif nʼest signalé dans le passé du professeur Raoult, dans la grande loterie où se joue le non-examen des études sur lʼefficacité de lʼhydroxychloroquine et des autres traitements précoces dans lequel sʼest réfugiée Pascale Pascariello, on peut se demander ce qui motive une position qui, on en conviendra nʼest en rien propre à cette journaliste ? Dans le globish des agences de communication, on appelle cela un character assassination, ce qui en bon vieux gaulois signifie, tuer le messager. Que des soupçons sans preuve soient soulevés à lʼencontre dʼhypothétiques conflits dʼintérêts sans objet, au motif qu'ils influenceraient les prises de position de lʼIHU (ce qui nʼest même pas explicité comme tel), fait symptôme d'un envers positif passablement bloubiboulguesque de la forclusion du nom-du-père BigPharma qui règne dans le traitement médiatique de cette crise du Covid.

    François GÉRALD


1Republié ici : https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/la-vaccination-covid-lepreuve-des-faits-2eme-partie-une-mortalite-inedite

2Disponible ici : https://freefrancois.blogspot.com/2021/10/correlationet-bavardagealite-laurent.html

3Disponible pour les abonnés : https://www.mediapart.fr/journal/france/221021/ihu-de-marseille-les-ravages-d-une-experimentation-sauvage-contre-la-tuberculose

4https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34565108/, elle était disponible en pré-print depuis mars 2021.

5https://www.sante.gov.ma/Pages/activites.aspx?activiteID=336

6La phrase originale disait « au laboratoires », jʼai choisi de ne pas ajouter de « x » à « au ». Peut-être à tort.

7Je souligne, comme par la suite tous les termes en gras.

8Brice Perrier, Sars-Cov-2, Aux Origines du mal, Ed Belin,

https://www.librairiesindependantes.com/product/9782410024159/

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